Santé des abeilles

LA FNOSAD  a publié des fiches réflexes sur les principales maladies des abeilles , bien faites et synthétiques a voir ICI
 

Lutte contre le varroa : la nécessité d’agir.

On entend souvent dire qu’il existe autant d’apicultures que d’apiculteurs. Dans la lutte contre le varroa, il existe aussi une multitude de techniques, voire même de « chapelles » !

On peut citer :

  • les traitements à base de molécules chimiques (fluvalinate…),
  • les traitements à base de substances naturelles (acide oxalique, thymol, acide formique…),
  • les interventions zootechniques et biotechniques (suppression d’une partie du couvain de mâles, plateaux grillagés…)
  • la recherche de colonies plus tolérantes au varroa (comportement hygiénique).

Ces multitudes de méthodes coexistent du fait qu’il n’existe, à ce jour, aucune solution idéale pour supprimer le varroa des colonies d’un rucher. Ces différentes techniques sont susceptibles de présenter des inconvénients (résistance du varroa à certaines molécules, moindre efficacité de certains traitements, dérangement de la colonie…).

Néanmoins, tout apiculteur sérieux doit s’inscrire dans une stratégie de lutte contre le varroa, quelle que soit son orientation (bio ou non, interventionniste sur ses ruches ou non…). La non utilisation de produits de traitement (d’origine chimique ou naturelle) peut être un choix entendable, uniquement si cela s’inscrit dans une démarche poussée de sélection génétique de colonies tolérantes.

Un apiculteur qui néglige ses colonies, sans suivi adapté, s’expose à la perte rapide d’une grande partie de son cheptel.

Quelques références utiles consultables sur internet Généralités :

http://www.itsap.asso.fr/travaux/varroa.php

http://www.apivet.eu/varroa.html

http://www.agroscope.admin.ch/aktuell/index.html?lang=fr (voir notamment le guide de la santé de l’abeille)

 Moyens de lutte compatible en apiculture bio :

Publication du centre suisse de recherches apicoles (2003) « stratégie de lutte alternative contre varroa destructor en Europe centrale » disponible sur le site http://www.agroscope.admin.ch

http://orgprints.org/18019/1/amsler-schmid-2010-varroase-v-f.pdf

 Par ailleurs je vous adresse un scan sur les maladies des abeilles extrait de l’abeille de France qu’il me semblerait intéressant d’intégrer au site en l’accompagnant des coordonnées des personnes ressources pour la Sarthe.  

 Willy Chéneau, apiculteur amateur à La Flèche.

Commentaire de Georges Prigent 

Les méthodes folkloriques pullulent (ail, huiles essentielles, aimants, pastis…)

 La revue Abeille de France n’est pour rien dans la rédaction de cet excellent document, le véritable auteur est Alexis Ballis Conseiller technique apicole pour la Chambre d’Agriculture Régionale d’Alsace. Ces fiches sont plastifiées et servent pour les TSA qui peuvent s’en servir pour aider au diagnostic, mais aussi pour former les apiculteurs.

 

Je conseille alors fortement de mettre un lien vers l’intégralité de cette bible : http://www.alsace.chambagri.fr/fileadmin/documents_alsace/INTERNET/elevage/flash_abeilles/Memento_de_lapiculteur_V1.1_janvier_2013.pdf

 ou sur :

 http://www.alsace.chambagri.fr/services/elevage/apiculture.html

 Commentaire du Docteur Gérald Therville-Tondreau

« La non utilisation de produits de traitement (d’origine chimique ou naturelle) peut être un choix entendable, uniquement si cela s’inscrit dans une démarche poussée de sélection génétique de colonies tolérantes. »

Je suis d’accord sur l’intérêt et la nécessité de progresser dans la recherche d’abeilles tolérantes ou résistantes à varroa, néanmoins en plus des termes « démarche de sélection poussée », j’ajouterai que cela doit se faire sans risque (ou le plus minimisé possible) d’impacter les apiculteurs voisins (pillage des colonies affaiblies), et avec un protocole expérimental validé débouchant sur des résultats (bon ou mauvais ) diffusables. Bref, pas juste laisser mourir des ruches et dire c’est de la sélection.

Pour compléter cette note, j’ajouterai qu’en pleine saison ; il a été montré qu’une ruche pouvait voir rentrer jusqu’à 70 varroas par jour (suite à dérive ou pillage), histoire de montrer l’impact des ruchers non traités sur les voisins

 

Groupement de Défense Sanitaire Apicole de la Sarthe